• Le nerf de la guerre [Harry Potter]

    Ce texte, de 3000 signes à peine, est ce que j'ai choisi de présenter au Prix Fanfiction Harry Potter de cette année. Si vous voulez me soutenir et voter pour moi, c'est à cette adresse : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/le-nerf-de-la-guerre

     

    De toute ma hauteur, je domine les combats.

    Le château en ruines, les armées des Ténèbres, les détonations, les flammes qui dévorent la pierre sombre, la bataille

    de Poudlard.

    La nuit est tiède. L’air chargé de rage, de sang, de sortilèges ; ponctué de cris, de tumulte et d’explosions. Le vent charrie une odeur de mort.

    Pourtant, de là-haut, tout cela semble un vaste jeu ; des petits soldats de plomb qui se déplacent sur un plateau. Qu’ils se battent, peu m’importe. Harry Potter n’en sera que plus affligé.

    Une part de mon âme m’incite à voler le rejoindre ; ce prolongement de mon corps, cette autre part de moi-même. Mais l’autre me pousse à rester, contempler ce spectacle de mort, ce chef-d’œuvre de massacre.

    Poudlard, cette école vielle de mille ans, intemporel monument de magie blanche, brûle. Le dernier rempart à ma souveraineté s’effondre. Une vague de puissance pénètre en moi, comme si chaque mort augmentait mon pouvoir. Tous ces sorciers ; élèves, professeurs, l’Ordre du Phénix, soldats improvisés qui tentent de défendre la carcasse de Poudlard, m’apparaissent ridicules. Leur combat est vain. Je pourrais les exterminer d’un sortilège, si je le voulais. Mais je savoure. Les Ténèbres s’insinuent en moi, comme un serpent. Elles sussurent, me parlent en Fourchelang. Me disent « Voilà le sens ». La Vérité. Sur la vie, la mort, sur le monde

    de la Magie.

    Il n’y a pas de Bien, ni de Mal. Il n’y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour s’en emparer –

    Si l’on m’avait dit que je serais l’Anneau qui pervertirait tant de sorciers et sorcières, je ne l’aurais probablement pas cru ; et pourtant c’est la vérité. Je peux montrer la puissance à ceux qui ont perdu espoir ; je leur apprends le véritable sens du pouvoir. Je les éduque à la haine, à la rage, au côté obscur de la Magie, et ils me suivent, m’obéissent. Je ne compte plus tous ceux que j’ai rendus fous. Pourtant, cette main n’est pas la mienne, je n’y ai plus ma place. J’essaye en vain de m’arracher à cette poigne de fer, de défaire le nœud invisible qui me lie aux Ténèbres. Un besoin viscéral me tord, celui de rejoindre Harry Potter. Je n’abandonnerai pas mon désir, mon besoin de grandeur – mais je crois qu’elle sera juste et humaine. Pour un temps en tout cas. Les hommes sont faibles, tôt ou tard pervertis par le pouvoir. Dumbledore est juste mort avant que ça lui arrive. Un homme ne peut supporter d’être aussi puissant, aussi grand que le monde, sans que le désir de tuer, d’arracher, de briser, de trahir, ne l’emporte –

    Qu’en pensez-vous ?

    La Mort m’a créée à partir d’une simple branche de sureau qui se trouvait sur le bord de la route, pour que je pervertisse les sorciers et leur montre que le pouvoir n’est pas la solution. Mais entre les mains du Seigneur des Ténèbres, mon pouvoir de destruction, immense, me paraît faux. Si Celui-qui-a-Survécu me retrouve, c’en est fini du règne des Ténèbres. Je renferme la puissance d’un monde, mais aussi les égarements primitifs de l’esprit humain.

    Le nerf de la guerre, c’est moi.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 16 Juin 2016 à 11:46

    Hey! Ce texte est super! c: 

    2
    Jeudi 16 Juin 2016 à 12:22

    Merci ^^ J'hésite encore à l'envoyer, un ami m'a dit qu'il me donnerait son avis donc j'attends son avis, et dès qu'il me l'envoie je poste le texte après une dernière relecture ;)

    3
    Jeudi 16 Juin 2016 à 12:30

    oki ;) 

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