• chapitre XX

     

    Climène et Clio entrèrent dans le village. Il y avait là des petites maisons de chaume, d'autres plus grandes en marbre blanc. Un amphithéâtre où joutaient des chevaliers sans public. Une immense chaîne de montagnes, un château. Des petits champs çà et là où s'affairaient les paysans. Des écuries remplies de pégases et de chevaux furieux. Aucune licorne. Une armée toute entière de gobelins et quelques centaures.

    Clio ne savait pas à quoi elle s'était attendue. Un univers magique où reignaient les fées ? Un camp de réfugiés assai par les monstres ? Ce n'était pas cela, en tout cas.

    "C'est l'Aval ? "demanda-t-elle.

    Climène n'eut pas le temps de lui répondre. Un cri de hargne résonna dans le village, et un cochon énorme sortit en trombe d'un hôtel en ruine où les gens s'affolaient comme des fourmis. La créature fondit sur Clio.

    " Pourquoi moi ? " grommela-t-elle.

    Le monstre la percuta, elle fut projetée en arrière. Elle atterit sur un rocher pointu. Sanglante et la vue brouillée, elle se releva. Déjà Climène ciblait le monstre de flèches. Comment elle s'en était procurée autant en si peu de temps ? Mystère.

    Clio profita que le monstre était occupé pour lui asséner deux ou tois coup d'épée aux sabots. Quand il se tourna vers elle Clio vit deux filles attachées dans son dos par une ceinture immense. L'une était brune, et l'autre avait des cheveux blond cendré. Clio ne put remarquer d'autres détails. Le monstre l'attaqua de nouveau : il lui donna un coup qui la projeta dans le noir. Dans le noir ? Non. Elle setait la peau frippée du cochon en-dessous d'elle. Comment avait-elle pu ne pas s'en apercevoir ? Le monstre l'avait faite prisonnière, tout comme les deux autres filles. Elle se débattit en vain.

    " La ceinture ! cria-t-elle. Elle est magique !

    - Quoi ? répondit une des filles.

    - Il faut un moyen magique pour être libérées ! Sinon ça ne sert à rien !

    - Quoi ? repéta la fille.

    - J'ai compris ! s'exclama l'autre fille.

    Clio ne la voyait pas, mais elle supposait que la fille fermait les yeux pour se concentrer. Une raffale les percuta de plein fouet. Les trois filles – la blonde, la brune, la blonde aux cheveux bouclés – furent libérées de la ceinture.

    Climène bondit pour éviter une nouvelle attaque de la créature. Clio empoigna son épée et s'attaqua au graoin du monstre. Il était tout sanglant, mais aucun coup ne semblait l'atteindre. Faisant volte face, il voulut s'attaquer à la fille aux cheveux noirs, mais Climène lui envoya au ventre une flèche particulièrement puissante. Il hurla de douleur, se retourna et la fixa, comme s'il la jaujait.

    Climène en profita pour envoyer une deuxième flèche, qui fut déviée par une rafalle de vent et alla s'écraser plus loin.

    - Il faut travailler ensemble ! lança Clio.

    La fille aux cheveux noirs, dont la robe blanche était en lambeaux, accourut vers Clio.

    - Je ne sais pas me battre ! se plaignit-elle.

    Au tour le chaos était total. Les villageois criaient, le monstre hurlait, détruisant tout sur son passage. Climène et l'autre fille éssayaient toujours de le ralentir, l'une avec des refalles de vent, l'autre avec des flèches, mais elles ne parvenaient à rien. Clio avait toujours l'épée sous le bras. Une idée lui vint.

    - Comment tu t'appelles ? demanda-t-elle à la fille.

    - Cléo... Des... Christians.
    - Et ton amie ?

    - Cloé.
    - Ralentissez-le ! lan
    ça Clio sans vraiment savoir à qui elle s'adressait. Cloé, quand il sera plus faible, achèves-le ! Projettes-le contre la montagne.

    - Moi ? fit la fille avec des yeux ronds.

    - Oui, toi !

    Clio tendit l'épée à Cléo.

    - Tiens, dit-elle. Moi non plus je ne manie pas l'éppée ; or je me suis trouvée contre trois monstre depuis avant-hier, et l'un il y a quelques heures seulement. Tu verras, c'est pas dur. Contente-toi de frapper.

    Cléo prit l'arme après une très brève hésitation. Soudain Clio se retrouvait sans armes. Ah ça, elle n'y avait pas pensé. Le monstre ueut un troisième assaut dans sa direction. Clio tomba contre la même pierre qu'au début du combat.

    - AIE !

    Mais la pierre lui donna une autre idée. Quand le montre fonça sur elle, elle s'écata vivemant de sa trajectoire. Le cochon tituba, sonné. Cléo lui trancha un sabot.

    - Beuârk, dit-elle.

    Clio lança un regad à Cloé. Maintenant !

    Cloé comprit immédiatement. Elle ferma les yeux ; une rafalle percuta le cochon. Il fit un vol plané d'une centaine de mètres... Et s'écrasa contre la montagne.

     


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    Lundi 1er Juillet 2013 à 10:21

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