• Chapitre XVII

     

    Climène se releva en jurant. Le lion avait volé en poussière tout comme la femme, il n'en restait plus que la toison invulnérable. Clio savait que ce serait un bon bouclier lors des combats, mais quelque chose lui disait de ne pas la prendre. Ce lion avait appartenu à la dame des renseignements – le vampire que Clio venait de tuer.

    « Plus de train pour moi ! lança son amie.

    - Ouais, pareil pour moi, répondit Clio, lointaine.

     

    Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle venait de faire. Jamais de sa vie elle n'avait tué quelqu'un, encore moins un être humain. Puis elle repensa aux yeux rouges de la femme, à son teint de cadavre. Elle n'était peut-être pas humaine, après tout.

    - Mais du coup, poursuivit Climène, d'ici à Lavalle, ça nous fait une petite trotte.

    Clio regarda un paysage qu'elle avait déjà vu plus d'une fois. Des champs, des champs partout, une petite route de campagne. Comment Climène pouvait être sûre de leur position ?

    - Y a-t-il un autre portail près d'ici ? demanda-t-elle.

    - Il y a le portail de Poséidon, à St Brieuc. Je ne les connais pas tous... Mais au fait, où sommes-nous ?

    - Oh, non, fit Clio. Ne me dis pas qu'on est perdues ?

    - Hélas, si, répondit Climène sur un air théâtral.

    Clio sourit.

    - Bon. Est-ce qu'il existe un moyen magique pour découvrir les portails ?

    - Quelle imagination tu as ! Où as-tu déniché ça ? En fait, oui il y en a, mais je ne pense pas que tu aies sur toi la Carte d'Arthur*, ou la boussole de Jason Ier* ?

    - J'en suis désolée.

    Les deux filles éclatèrent d'un rire sans raison. C'était cette complicité entre elles deux, leur comédie commune, le fait d'avoir échappé de peu à la mort qui les faisaient rire ainsi, et cela leur redonnait espoir – Clio le savait.

    Climène ferma les yeux. Elle prononça quelques paroles indistinctes aux accents grecs – où bien étais-ce l'imagination de Clio qui lui jouait encore des tours ? - et se retourna brusquement.

    - Par là ! s'écria-t-elle en pointant du doigt l'horizon pâle.

    - Comment le sais-tu ?

    - Mon instinct », répondit Climène.

    Et elles partirent dans la direction indiquée.

     

    Elles marchèrent un bon moment. Les champs peu à peu laissaient place aux routes et aux villages. A un moment, elles furent à bout de souffle. Le soleil commençait à descendre. Elles s'arrêtèrent à un Café-Bar-Restaurant-Snack en bordure d'autoroute.

    « Le portail est ici ? demanda Clio.

    - Heu...fit Climène. On peut toujours essayer ? C’est le genre de restaurants à souvent une carte sur lui, n'est-ce pas ? argumenta-t-elle d'une voix mal assurée

    - Tu as raison, répondit Clio en souriant. On se pose cinq minutes. »

     

    ** : Les deux sont de pures inventions de ma part et je ne pense pas que j'en reparlerai.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :


t>