• Chapitre II

    Clio avait oublié la suite.
    « Tu t’es évanouie, dit Climène. Le dragon… (Elle grimaça.) Il a craché une boule de feu droit sur toi, et, en voulant l’éviter, tu es tombée inconsciente.
    Clio cligna des yeux et se redressa. La tête lui tournait et ses jambes étaient engourdies. En baissant les yeux sur ses vêtements, elle vit que le bas de son jean avait brûlé. L’école était toujours en flammes.
    - Les pompiers, dit-elle.
    - Ah, heu…
    Climène lui tendit une gourde.
    - C’est un remontant. Prends !
    Elle la regardait d’un air suppliant. Clio but une gorgée du liquide et soudain, elle sentit tous ses muscles se détendre. Elle n’avait pas réalisé à quel point elle avait mal.
    Elle sauta sur ses pieds.
    - Maintenant, les pompiers.
    Climène sourit. Elle portait toujours son arc et son armure.
    - Où est-ce que tu as trouvé ça ? demanda Clio.
    - Heu…
    - Mon Dieu, ce monstre… reprit Clio.
    Elle s’interrompit. Le monstre avait disparu. Comment ?
    - Est-ce que… Est-ce que mon plan a fonctionné ?
    - Le truc du feu ? Oui, c’était pas mal. Personne n’aurait pensé à ça… Mais sache que l’armure d’un dragon est épaisse. C’était loin de suffire.
    - On dirait que tu en as déjà rencontré.
    Climène ne répondit pas.
    - Tu veux dire que… Qu’il y en a d’autres ? »
    Clio se sentit idiote. Comment se peut-il que… ? Elle secoua la tête. Les pompiers.

    Ils arrivèrent vingt minutes plus tard.
    « Oulà ! » fit l’un d’eux en apercevant le feu. Il s’approcha de Clio. « Depuis quand y a-t-il le feu, mademoiselle ?
    Clio fouilla dans sa mémoire.
    - Le cours de français. C’était il y a deux heures environ.
    - Et personne n’a eu l’idée de nous appeler ?
    - Ils étaient paniqués, expliqua Clio. Le feu sortait de la gueule d’un…
    Climène la fit taire d’un regard.
    - D’un ?
    - D’un lance-flammes, reprit Clio. Un élève. Un élève a mis volontairement le feu, en espérant que tout le monde le remarque… Il a pris la fuite. Dans la panique – vous savez, c’est le genre de choses qui arrivent aux autres, et on a beau connaître les règles, l’anarchie était totale. Le feu s’est propagé si vite…
    - Et il ne reste plus que deux gamines pour appeler les pompiers ? releva l’homme en fronçant les sourcils. Rentrez chez vous si vous voulez éviter de mourir. »
    Clio s’appétait à protester, mais à quoi bon ? L’homme s’était retourné donner des ordres à ses congénères.
    « Viens, glissa Climène à l’oreille de Clio. Partons. »


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