• Chapitre 2 - Rentrée

    « Elsa est là ? Est-ce qu’elle va bien ?

    L’infirmière sourit.

    - Il est quatre heures du matin, Madame, dit-elle doucement. Votre fille dort.

    - Elle va bien ? répéta Mme Querty.

    Elle avait une peau très blanche et des cheveux blonds dont la teinture vieillissait. Ses yeux bleu pâle exprimaient l’affolement.

    L’infirmière hésita.

    - Elle va bien. Disons seulement que ce n’est pas le genre de blessures réservées aux personnes en fauteuil roulant…

    - Mon Dieu ! » souffla Mme Querty.

    Elle bouscula l’infirmière et entra en trombe dans la chambre de sa fille.

    Elsa dormait, effectivement. Elle respirait tranquillement dans son masque, les jambes étrangement tordues, posées sur un trépied. Elle avait des cheveux noirs, profondément noirs, comme ceux de sa mère au naturel. Allongée ainsi, dans le noir, paisible, on avait du mal à imaginer que ses bras frêles avaient fait d’elle l’une des meilleures élèves du club d’escalade, ainsi que du club de hand… Autant de sports qu’elle avait si hâte de retrouver –

    « Oh, Elsa », murmura Mme Querty.

    Elles ne s’étaient pas retrouvées toutes les deux, depuis… Depuis l’accident, en fait. Trois mois plus tôt, Elsa avait participé à une compétition d’équitation, un petit concours amical entre deux clubs. Elle avait fait une chute.

    Mme Querty ne se souvenait pas avoir eu aussi peur, à n’importe quel autre moment de sa vie. Heureusement, Elsa ne s’était brisé ni les côtes, ni le crâne. Elle devrait juste rester en fauteuil quelque temps…

    Mme Querty s’assit sur le rebord du lit, caressa les cheveux soyeux de sa fille.

    Elle manquerait une semaine de cours, et porterait son plâtre deux semaines de plus. S’il n’y avait pas de nouvel accident.

     

    ***

    Le soleil brillait haut pour ce jour de rentrée, où l’école Saint Saintouin ouvrait ses portes aux lycéens. C’était une grande école, qui couvrait le primaire, comme le collège et le lycée. Un vieux bâtiment, gris terne. Déjà, une mer d’élèves pénétrait le portail bleu. L’ambiance était animée, rayonnante même. On avait conservé un peu de l’effervescence de l’été.

    Cyrus Wearing contemplait ce spectacle d’un air hautain. Elle se tenait un peu à l’écart, adossée contre un arbre, L’Economie Populaire à la main. C’était un essai politique, récent, écrit par John Presley. Absolument passionnant. Cyrus avait appris plus dans les cinquante premières pages d’un livre de poche que tout ce que son père lui dirait jamais. Il pensait qu’elle était jeune, qu’elle ne pouvait pas comprendre les profondes et vicieuses mécaniques du communisme. Trop jeune, bien sûr. Cyrus serait toujours trop jeune. Son frère, Daniel, avait vingt-huit ans maintenant. Lui, il était mature.

    Cyrus soupira. Elle chassa ses souvenirs, trop lointains et trop douloureux. Elle rangea son livre et rejoint la file des lycéens. Quand elle aurait enfin fini le lycée, elle retournerait aux Etats-Unis, dans sa petite ville de Virginie. Elle ferait des études de droit, ou de sciences politiques ; mais pour l’instant, il lui restait deux longues années à supporter…

     

    On ordonna aux élèves de Première de se rassembler dans le grand gymnase.

    « Bienvenue au lycée de Saint Saintouin, mes chers élèves ! hurla le directeur à l’assemblée.

    C’était un petit homme qui n’avait rien d’impressionnant. Cyrus avait lu son nom sur la brochure de l’école. Il s’appelait Fruggus.

    - Je connais la plupart d’entre vous, poursuivit Mr Fruggus d’un ton enjoué.

    Il souriait comme un dément, nota Cyrus. Il faisait presque peur.

    -… De nouveaux venus, encore une fois, sont venus grossir nos rangs, continua-t-il. Je vous souhaite la bienvenue à tous…

    Il s’interrompit, remarquant pour la première fois que personne ne l’écoutait. En quelques secondes, le murmure habituel se mua en un vacarme assourdissant.

    - J’espère que… TAISEZ-VOUS ! mugit le directeur. TAISEZ-VOUSou je…

    Cyrus soupira. C’était donc ça, son nouveau lycée ? Une bande de gamins sans respect et plus bêtes les uns que les autres… Elle avait déjà changé plusieurs fois d’école, alors elle n’avait pas de mal à s’adapter, quitte à se retrouver seule, mais… A regarder ces garçons en veste noire aux airs de défi hésitant, et ces fausses rebelles tartinées de maquillage qui suivent gentiment leurs amies, elle éprouvait la désagréable sensation de ne pas être à sa place. Pitié, papa, songea-t-elle. Pourquoi l’avait-il amenée ici ?

    Dans sa précédente école, en Virginie, elle s’était nouée d’amitié avec des rockeurs. Le genre de gens à la fois énergiques et imaginatifs, qui voulaient réécrire le monde à leur manière, sur fond dansant et électrique. Clara, Matthew, Seth. Elle les chercha des yeux, machinalement. Personne ne leur ressemblait.

    Mr Fruggus criait toujours, mais il fut interrompu par une grande femme brune qui lui murmura quelque chose à l’oreille.

    - Humm, très bien, fit-il, et la salle se fit plus calme, soudain. Mme Kayla va vous raccompagner dans vos classes respectives. »

    Les élèves se levèrent dans un vacarme de protestations. Apparemment, Mme Kayla n’était pas la personne la plus aimée de l’école – et Cyrus ne tarda pas à comprendre pourquoi. Elle parlait sans interruption, leur décochait des sourires dégoulinants de joie, lançait un tas d’anecdotes sans intérêt sur l’histoire de l’école.

    Cyrus était dans une toute petite classe, de six élèves seulement, en filière économique et sociale. Les autres élèves étaient une paire de jumeaux grands, baraqués et particulièrement vantards ; une fille en tailleur gris et au visage sérieux, un garçon en chemise et cravate de travers, et enfin une fille en blouson de cuir, les yeux noircis à l’eye-liner et les lèvres fuchsia.

    Rien de bien intéressant.

    Distribution de livres, discours habituels sur l’utilisation du matériel scolaire, encouragements pour cette année et cætera. Cyrus n’écoutait qu’à moitié. Comme souvent, son esprit était… Ailleurs.

    Elle pensait à Clara, à Seth. A Daniel, son frère quasi-inexistant qui, d’après son père, était responsable de leurs problèmes d’argent, de leurs expulsions, de ses multiples écoles.

    Qu’est-ce qui avait pu les propulser dans une telle situation ?

     

    ***

    C’était la plus grande école que Lizon avait jamais vue. A son entrée dans le bâtiment d’accueil, elle avait tout de suite été impressionnée. Le hall, immense, était décoré par une fresque réalisée par les CP qui étaient maintenant en Première, dans les années 1950. La directrice adjointe, Mme Safran, racontait qu’à l’époque, on frappait les enfants avec une règle et qu’ils n’hésiteraient pas à recommencer s’ils désobéissaient au règlement. Lizon avait haussé les épaules : elle était fraudeuse professionnelle, elle ne s’était jamais fait prendre.

    Dès la sonnerie de la première récréation, Lizon se précipita dans le hall d’entrée et claqua la porte derrière elle. L’endroit était d’autant plus grand quand il était vide. Elle se mit à tournoyer sur elle-même, à danser toute seule. Soudain, Mme Safran pénétra dans le hall et la rejeta avec panache.

    Lizon sortit sans discuter ; elle ne voulait pas avoir d’ennuis le premier jour.  Elle chercha des yeux son frère Peter, qu’elle repéra non loin. Elle le prit par le bras et l’entraîna avec elle.

    « Oh, regarde cette porte ! s’exclama-t-elle quelque temps plus tard.

    Peter la regarda sans comprendre.

    - C’est beau, dit Lizon.

    C’était une porte on ne peut plus ordinaire, à vrai dire. Un papier scotché bien haut au-dessus de la tête de Lizon indiquait « Salle de musique. »

    Ils continuèrent leur marche. Toutes les cinq minutes, Lizon s’exclamait « C’est beau ! », « Wha », « C’est joli, tiens… »

    - Tiens, la cantine !

    Ils s’arrêtèrent devant un bâtiment rosâtre, d’où s’élevait une odeur d’épinards à la crème.

    - Tu crois que c’est bon ? demanda Lizon à Peter.

    - Berk, fit son frère.

    - Tout à fait d’accord. (Lizon empoigna Peter et le traîna en arrière.) Regarde ça ! Ca te rappelle quelque chose ?

    - Notre ancienne école, dit Peter d’une petite voix.

    Ils étaient devant une petite cour. Des casques multicolores étaient disposés dans un grand bac, et, à-côté, s’entassaient des paires de rollers. Des protections reposaient dans un sac de sport ouvert, juste à-côté.

    Lizon acquiesça, puis partit d’une pirouette.

    - Je suis sûre qu’on sera chez nous, ici !

    Elle s’arrêta devant un grand escalier en pierre, qui grimpait jusqu’à une porte à deux battants.

    - Les grands, murmura son frère à-côté d’elle.

    - T’es un futé, toi ! s’exclama Lizon.

    Elle le frappa dans le dos, gentiment, mais il s’écarta en gémissant.

    - J’y serai l’année prochaine, poursuivit Lizon, les yeux brillants.

    - Pas encore passé… Le CM2, articula son frère.

    - T’as raison !

    Lizon le frappa de nouveau, un peu plus fort, sur la tête. Ce n’est que lorsqu’il se mit à pleurer qu’elle réalisa son erreur.

    - Peter ! s’exclama-t-elle. Oh, je suis désolée…

    Elle le prit doucement entre ses bras, mais il la rejeta. Soudain, la porte du lycée s’ouvrit à la volée.

    - Jeune fille ! Dans mon bureau, immédiatement !

    - Moi ? sursauta Lizon. Mais…

    - On ne discute pas !

    Lizon s’écarta de son frère. La minute d’après, elle se trouvait dans le bureau de Mme Safran.

     

    ***

    Non content de se retrouver dans un nouveau pays, dans une nouvelle école, dont il connaissait à peine la langue, Valerio se retrouvait avec des élèves plus grands que lui. Bien sûr. L’année précédente, au Portugal, il n’avait fourni aucun effort particulier, mais ses professeurs avaient estimé qu’une cinquième serait passable. Son père, tout heureux, l’avait inscrit en quatrième dans un collège anglais. Bien sûr.

    Les premières heures, pourtant, personne ne sembla remarquer qu’il était plus jeune. Les gens ne s’intéressaient pas les uns aux autres, en fait. Ils parlaient avec ceux qu’ils connaissaient et scrutaient les autres d’un regard méfiant.

    A la première récréation, Valerio s’assit dehors avec un livre – une histoire que sa mère lui lisait quand il était petit, avant de partir en RDA. C’est là-bas que Valerio aurait aimé aller… Mais non. Pour marquer définitivement son désaccord politique avec Enora, son père avait choisi, après la Portugal, l’Angleterre.

    Un garçon vint s’asseoir à-côté de lui. Valerio le reconnut : il était dans sa classe. C’était un garçon grand et mince, il portait une chemise en coton blanc. Sous une épaisse chevelure noire, ses yeux brillaient d’un éclat bleuté.

    « T’es nouveau ? demanda-t-il – il avait un accent italien, Valerio le remarqua tout de suite.

    - Oui, répondit Valerio sans le regarder vraiment.

    - Toi, tu n’es pas d’ici, dit le garçon en souriant.

    Valerio accusa le coup.

    - Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

    - T’as un accent, expliqua le garçon d’une voix douce. C’est quoi, de l’Espagnol ?

    Valerio se détendit.

    - Peut-être… Quand j’étais petit, je vivais à Cuba, mais j’ai l’impression que c’est… Il y a une éternité. Ensuite j’ai vécu au Chili, et au Portugal… Je connais mieux le portugais que ma langue natale…

    Le garçon posa une main bienveillante sur son épaule.

    - Moi aussi, je suis un étranger, dit-il. Avant je vivais en Italie.

    - Où en Italie ?

    - Dans un trou paumé, répondit le garçon en riant. Pas loin de Bologne.

    - Ah, fit Valerio, ne sachant que répondre.

    Il y eut un silence. Brusquement, le garçon tendit la main.

    - Je m’appelle Federico, dit-il.

    - Valerio », répondit Valerio, sans prendre la main.

    Second silence, gêné. Valerio hésitait à reprendre sa lecture.

    C’est à ce moment que la cloche sonna. Valerio et Federico se levèrent et s’apprêtaient à rejoindre la mer d’élèves qui remontaient vers les rangs, quand un homme les interpella. Il courait vers eux – Valerio reconnut le directeur de l’école, Mr Fruggus. 

    « Excusez-moi, dit-il, essoufflé, quand il les rejoignit. Vous êtes bien Valerio Palmal et Federico Tina ?

    - Comment le savez-vous ? répliquèrent Federico et Valerio d’une même voix.

    - Oh, mais je suis directeur, vous savez, dit Mr Fruggus comme si ça expliquait tout. Et maintenant … (Il s’éclaircit la voix.) Dans mon bureau. »

     

    ***

    Emma retrouva sa sœur à la recréation de midi, car elles mangeaient chez elles. Mylou avait finalement accepté de mettre la robe qu’elle lui conseillait, pour la plus grande joie d’Emma.

    « Alors, cette matinée ? attaqua-t-elle dès qu’elle la vit. Tu n’avais jamais vu le collège, pas vrai ?

    - Si, glissa Mylou. 

    - Ca t’a plu ? C’est fantastique, non ?

    - Bof.

    - Et ta robe, poursuivit Emma. Elle est bien, non ?

    - Non.

    - Oh ! » fit soudain Emma.

    Elle avait aperçu un ancien professeur, M. Felman, en passant devant un arrêt de bus. C’était un homme assez corpulent, qui portait un pull marron et des chaussures cirées. Il avait des petites lunettes rondes, et des cheveux soigneusement peignés. Lorsqu’il aperçut les deux sœurs, il écarquilla les yeux.

    « Mylou ? Emma ?

    - Monsieur, fit poliment Mylou.

    - Monsieur Felman ! s’exclama Emma. Heureuse de vous revoir.

    - Moi de même, fit son professeur, souriant. Vous prenez le bus ?

    - Non, répliqua Mylou.

    Elle repartait déjà, emportant Emma avec elle. Mais M. Felman les interpella.

    - Les filles, dit-il. Il faut que je vous dise quelque chose… »

     

    ***

    « Mentir. Tu étais obligé ? Hein ? Obligé ? Qui t’obligeait à me mentir ?

    Théo s’efforça de reprendre sa respiration. Son ventre gargouillait, mais tant pis, il refusait de rentrer chez lui. La dispute était trop proche –

     - Mon Dieu ; mais qu’est-ce que je vais faire de toi ? Incapable de comprendre la vie, mon gamin. Incapable ! Tu n’es qu’un sale égoïste sans avenir !

    En prononçant ses mots, Sally Brunea le regardait droit dans les yeux, le poing en l’air. Au début, Théo avait essayé de défendre ses intérêts. Le film n’avait rien de violent, elle aurait même pu venir avec lui. Mais sa soirée privée, secrète, entre amis ? Ou passait-elle ?

    Les yeux de Mme Brunea brillaient de larmes. Elle avala un verre de plus. Un verre de trop, comme à chaque fois qu’elle perdait le contrôle.

    Théo ne bronchait pas. Il était habitué.

    - L’école… reprit sa mère en fermant les yeux. Va, va –

    Elle soupira.

    - Va te coucher. »

    Assis sur le rebord d’un muret, Théo scrutait la foule qui remontait suivre la suite des cours. Il voulait être le dernier à rentrer.

    Un professeur – Théo ne la connaissait pas, il portait un pull marron et avait sa raie bien au milieu – s’approcha de lui.

    « Théo Brunea ? demanda-t-il. C’est vous, n’est-ce pas ?

    Théo acquiesça machinalement. Qu’est-ce qu’il me veut, celui-là ?

    - Mhm, fit le professeur. Voilà : il faudrait que vous libériez votre jeudi après-midi, la semaine prochaine.

    - Mon Jeudi. Vous me collez, ou quoi ?

    - Monsieur Fruggus vous veut dans sa classe, oui, fit le professeur, chuchotant comme si l’affaire était particulièrement grave.

    Théo haussa un sourcil.

    - Sa classe ?

    - Je n’en sais pas plus.

    Le professeur avait un regard sincèrement perplexe.

    C’était plutôt louche, songea Théo. Un programme d’insertion des nouveaux ? Il n’en avait pas besoin, il connaissait déjà Kévin, Maël. Ou alors il avait des difficultés, et Mr Fruggus tenait une classe d’enseignement aux derniers de classe ? Mais sans que les professeurs le sachent ? Non, non… Théo se surprit à sourire. Pourquoi donc Mr Fruggus avait besoin de lui, et non de Maël par exemple ?

    - Je serai là », dit-il.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 7 Février 2015 à 13:25

    Intéressant. ^^ 

    Hâte de découvrir les intentions du directeur qui lui me semble bien mystérieux. ^^ 

    Bonne continuation. ; ) 

    2
    Dimanche 8 Février 2015 à 20:03

    Merci (c'est la troisième fois que je te dis merci en une minute chrono)

    Ça me fait plaisir d'avoir un lecteur !! Je te préviendrai pour la suite, dans ce cas ; )

    3
    Lundi 9 Février 2015 à 11:19

    De rien ^^ 

    Oui, je veux bien être prévenue pour les chapitres à venir. ^^ 

    4
    Samedi 28 Mars 2015 à 18:02

    Ma très chère Mewi,

    Je ne sais pas si je te l'avais dis en com' de ton premier Chapitre, mais...Ton histoire est différente des autres, elle est spéciale et très intrigante. J'adooore, vraiment. Je n'ai jamais rien lu de tel, et en plus de cela tu écris bien. Que demander de plus ?
    Si, je ne demande qu'une chose : que tu me préviennes du chapitre 3. S'il te plaît. ♥

    Sur ce, au revoiiir...~

    PS : saches que j'ai sacrifié 30 minutes durant lesquelles j'aurais dû bosser pour pouvoir lire ton histoire :3
    30 minutes c'est pas beaucoup, mais pour mes parents c'est déjà trop.

    5
    Dimanche 29 Mars 2015 à 13:55

    Oh Mon Dieu, ça fait tellement plaisir que tu me dises ça, personne ne m'a encore fait un aussi beau compliment pour une de mes histoires ! Merci beaucoup <3 <3 <3 >w<

    Je vais essayer de faire une suite digne de ce nom, rien que pour toi <3

    6
    Dimanche 29 Mars 2015 à 14:00

    Ça venait du cœur 8)

    >.< ♥ de rien, et mercii ;)

    7
    Dimanche 29 Mars 2015 à 14:16

    :,)

    Bon, je vais devoir te laisser, à plus :) (pour de nouvelles aventuuuures !!)

    8
    Dimanche 29 Mars 2015 à 14:18

    A plus Mewiii~ ;) ♥

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