• CHAPITRE 1 : Le réveil d'une nouvelle vie.

     

    Prologue :

    Qu'est-ce que la vie ?

    Certains disent que vivre, c'est naître, grandir, se reproduire et mourir.

    D'autres pensent que la vie, c'est le fait de cligner des yeux, de sentir son cœur battre et de respirer.

    D'autres, plus philosophes, voient la vie comme un sentiment ; le fait d'être le seul à percevoir ses pensées, ses peurs et ses joies, de la même manière que si l'on veut explorer celle des autres, on se heurte le plus souvent à un mur de pierre – car lire dans les pensées des autres n'est pas un don humain. D'autres encore pensent que la vie est un destin dont il faut profiter au maximum. Mais pour quoi ?

    Moi, ce que j'en dis, c'est que la vie, on ne s'en rend vraiment compte que lorsqu'on l'a perdue.

     

    Chapitre 1 : Le réveil d'une autre vie.

    La jeune fille fut réveillée par une lumière inhabituelle, d'un beige pâle qu'elle n'avait jamais vu. Il était clair qu'elle ne connaissait pas cet endroit.

    Elle regarda autour d'elle : elle était allongée dans un lit blanc de mousse étrange, comme si... Non, ce n'était pas un nuage ?

    Quant à l'endroit où elle se trouvait, la jeune fille n'aurait pas pu dire où il commençait ni où il s'arrêtait. A plusieurs mètres d'elle, une fenêtre gigantesque recouvrait un mur immense. On voyait des mouettes passer dans le ciel bleu. Des colonnes de marbre blanc cassé paraissaient soutenir un plafond invisible. Tout autour, il y avait des nuages – dans la pièce.

    La jeune fille baissa les yeux sur ses vêtements. Elle portait un jean et une veste grise. Le jean était troué de partout ; des morceaux de toile pendaient de tous les côtés, laissant apparaître des blessures dégoulinant de sang. Il en allait de même pour la veste.

    Pourtant, la jeune fille ne réagit pas. Elle n'avait pas mal du tout, elle ne pouvait donc pas imaginer que cela empire. Pour l'instant, elle n'avait qu'une seule envie : dormir.

    Dès qu'elle eut fermé les yeux, trois hommes firent irruption dans la pièce. Ils portaient des toges orange et pourpre et voyageaient debout sur un nuage.

    Le plus grand d'entre eux donnait l'air d'avoir dix-sept ans. Lui savait qu'il en avait bien plus. Voilà quarante ans qu'il était mort, et depuis, il était devenu le conseiller en chef le plus jeune que la cour de Dieu ait jamais connu. Le Seigneur disait qu'il était très bon dans ce qu'il faisait. Axel – car c'était son nom – était plutôt d'accord. Il n'était peut-être pas le meilleur, mais il aimait ce qu'il faisait.

    Axel baissa les yeux sur la petite fille recroquevillée dans son nuage les yeux fermés. On aurait pu la prendre pour n'importe quel mortel ordinaire, sauf qu'elle ne dormait pas. Elle ne dormirait plus jamais de sa vie.

    Pour une simple et bonne raison, en fait : elle était morte.

    Axel regarda une fois encore la fille. Il faut dire qu'elle était plutôt jolie, avec ses bras fins et sa peau blanche, et ses cheveux brun clair qui tombaient en boucles légères sur ses épaules. Elle devait avoir dans les douze ou treize ans.

    « Très bien, fit Axel, je vais l'emmener au Dortoir en attendant qu'elle se réveille. Ensuite, je l'interrogerais sur la manière dont elle est morte. Bertrand, allez voir au secteur 62 b, je crois qu'il y a eu des nouveaux crimes dans le nord de l'Angleterre. Et toi, Sirius, tu devrais aller voir au-dessus de l'Afrique en X22, en ce moment c'est bondé par là-bas.

    - Comment tu vas faire pour la porter au Dortoir tout seul ? interrogea Sirius.

    - Je me débrouillerais. Elle ne doit pas être si lourde que ça, après tout. Bon, et si on me demande, je suis à 68 a, d'accord ?

    Les deux hommes acquiescèrent avant de partir dans des directions opposées.

    - Attendez ! lança Axel en s'adressant à Bertrand.

    L'intéressé se retourna.

    - Oui, Monsieur ?

    - Quand vous aurez fini, prenez votre repos. Vous en avez assez fait pour aujourd'hui.

    - C'est gentil, répondit Bertrand aimablement. Mais vous savez que les fantômes sont infatigables !

    - C'est vrai, reconnut Axel avec un sourire. Allez, à ce soir.

    - A ce soir, Monsieur », fit Bertrand et s'en allant.

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 19 Mars 2013 à 19:43

       Ton Histoire Est Super J'en Suis "In Love".  Bref ... Continue Et C'est Super Bien Ecris Enfin Comment Dire La Façon Dont Tu Mets En Forme Le Texte ...  Ouais Bon C'est Super

    2
    Mercredi 20 Mars 2013 à 17:27

    Merci beaucoup, ça me fait très plaisir, je continurais bientôt....

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